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Le sud du Péloponnèse

Mardi 4 août

Nous reprenons vers le sud en suivant la côte Est du Péloponnèse. Jolie route en bord de mer. Pour midi nous avons prévu d’atteindre l’une des plus belles plages du Péloponnèse (dixit le guide) qui se trouverait à 12 km d’une toute petite route, dans une immense crique quasi-déserte. C’est tout à fait ça, sauf que c’est plutôt 25 km d’une route de montagne qui grimpe puis descend de manière particulièrement tortueuse et étroite. Bon, on en a vu d’autres. Arrivée effectivement sur une superbe plage de galets blancs, très large, au fond d’une anse, avec une eau transparente et turquoise. Presque personne et un (tout petit) peu d’ombre sous un arbuste pour notre pic-nic (impossible de manger en plein soleil, on fondrait en moins de 30 secondes). Ensuite, retour à Plaka, un petit port où nous campons. Ce soir, c’est repas dans un petit bistrot situé sur le port.

Mercredi 5 août

Jolie route de montagne, perdus au milieu d’un massif montagneux, avec des sapins et des endroits ressemblants au Jura, avec un relief plus marqué. Nous redescendons dans une plaine avant d’atteindre Monnemvassia, une splendide ancienne cité franche (construite par les Francs, médiévale) sur un côté d’une petite presqu’île. Un mini Saint-Malo, très sympa. Evidemment un peu touristique (mais franchement, depuis le début de ce voyage on en voit assez peu des touristes), mais c’est vraiment sympa de déambuler dans les ruelles et de découvrir des petits passages cachés, sous des tonnelles, dans des petits escaliers très étroit, sous des porches. Nous mangeons un petit repas grec (salade grecque et souvlaki, classique mais toujours particulièrement agréable) sur une petite terrasse. Ensuite, nous continuons la descente vers le sud du premier doigt du Péloponnèse (premier ou troisième, ça dépend du point de vue) pour atteindre la petite île d’Elafonissos. On l’atteint par un petit bac qui traverse en 10 minutes à peine. Cette île est devenue récemment connue pour posséder, selon son maire, la plus belle plage d’Europe. Donc, nous campons dans le camping qui donne accès à la plage. Effectivement, elle serait superbe si on était seuls. Une très large baie, une grande plage de sable (en Grèce, c’est plus souvent des galets), une eau turquoise… mais également 500 chaises longues sous des parasols, des enceintes crachant de la musique et plusieurs centaines de jeunes touristes grecs et étrangers. On se dirait plutôt à Ibiza… En soirée, projection privée sur le PC d’un film offert par un-ami-qui-nous-veut-du-bien : Jean-Philippe (une comédie retraçant la vie sans Johnny Halliday, mais avec Fabrice Lucchini, certains adorent… d’autres pas ;-).

Jeudi 6 août

Départ rapide par le bac de 10h00, puis nous reprenons la route pour descendre à l’extrême sud du premier doigt. Très vite, la route serpente au milieu des restes d’un récent feu de forêt. Ceci dure plusieurs dizaines de kilomètres et l’odeur du feu est toujours présente. En juillet, la Grèce a été très touchée par les feux de forêts et aidée notamment par des moyens aériens italiens et français. Tout au sud, Dromadune se réjouit d’avaler quelques kilomètres de piste pour nous rendre au bout du monde, où la mer est bleue et les anses rocheuses superbes. Ensuite, nous remontons jusqu’à Kalamata, grande ville située entre le premier et le deuxième doigt puis trouvons un camping pour deux nuits. Un grand champ d’oliviers où tu trouves une place où tu veux. Une piscine entourée de tonnelles offrant de l’ombre, un bar, une piste de danse, de la musique, Oscar et Maurine adorent !

Vendredi 7 août

Objectif du jour : faire le tour du deuxième doigt du Péloponnèse. Ca s’appelle le Magne et ça s’annonce très beau. Dès le départ, nous prenons de minuscules routes où chaque virage, chaque croisement se négocie durement. Ensuite nous retrouvons une route un peu plus roulante jusqu’à un arrêt précipité en bordure de route : notre chauffeur vient de se faire piquer aux fesses par une guêpe ! Cul nu au bord de la route pour s’assurer qu’il n’y a pas de dard et pour mettre de la crème, heureusement la route est peu fréquentée ;-). Ce pauvre chauffeur souffrira durablement de cette horrible piqûre. Les fesses endolories, le voyage continue jusqu’au Sud, toujours très montagneux, sur de toutes petites routes qui permettent la découverte de criques sauvages et superbes. Pic-nic tout au sud dans une toute petite crique puis palme – masque- tuba pour partir à la découverte des poissons et oursins dans les rochers.

Samedi 8 août

Aujourd’hui, nous remontons au nord, un peu à l’intérieur du Péloponnèse, vers la ville de Sparte où se situe un grand site franc (Moyen-Age). Sur une colline, un grand site regorge de ruines mais également de plusieurs églises plutôt en bon état, avec des peintures encore visibles. Nous visitons ce très beau site avec quelques touristes, mais là encore, malgré le fait qu’il s’agisse d’un site majeur, on ne compte qu’une quarantaine de voitures. Ensuite, on reprend la route. Le GPS nous recommande un grand détour par l’autoroute, mais vous nous connaissez, nous préférons couper « au plus court », c’est-à-dire par une route de montagne terriblement belle mais exigeante. Elle monte suffisamment haut pour que nous ayons presqu’un peu froid au sommet (vers 1’400 m). Ensuite c’est la longue descente, mais très vite nous nous retrouvons sur le site d’un accident, quelques secondes après celui-ci, premier véhicule à nous arrêter, heureusement rapidement suivi par un autre avec plusieurs jeunes Grecs, dont l’un parle français. Un automobiliste qui montait est sorti de la route côté ravin et a couché un pylône électrique. Sa voiture est démolie, lui-même est sorti de la voiture mais est hagard et saigne un peu du visage. Il ne comprend rien à notre anglais, il montrera ses blessures aux Grecs (d’où l’expression « va se faire voir par les Grecs »). Sa voiture fumant passablement, nous sortons notre extincteur, mais ce ne sera pas nécessaire : c’est de la vapeur d’eau issue de son radiateur détruit et la fumée disparaît. Durant ce temps, nos Grecs essayent de joindre les secours, sans succès, tellement paumés dans la montagne, il n’y a pas une brique de réseau téléphonique… N’étant plus très utiles, la scène étant sécurisée et le blessé en bonnes mains lui parlant sa langue, nous continuons notre longue descente vers la mer. Ensuite, arrivée dans un petit camping tout près du port de Koroni où nous passerons une soirée pantagruélique devant un plat de viandes grecques (avec des « s » tellement il y en avait !!). Belle ambiance le soir sur des quais où la population fait sa bruyante promenade dans un port auparavant presque vide.

Dimanche 9 août

Aujourd’hui, c’est dimanche. Objectif : pas trop de route et un bon camping avec rochers (pour le snorkeling), piscine (pour Oscar, notre plongeur en apnée), ombre et bons bouquins (ça commence à sentir la fin, on a fini tous nos livres et on commence à lire ceux des autres). Nous passons tout de même jusqu’au sud du dernier doigt (le troisième ou le premier) et remontons un peu la côte jusqu’à un camping plutôt petit (une trentaine d’emplacements à tout casser), mais une piscine monstrueuse où Oscar s’éclatera encore à 22h00 ! Pour le snorkeling, c’est top également, nous verrons notamment une très grande étoile de mer et plusieurs araignées de mer.

Lundi 10 août

Nous remontons vers le nord pour visiter demain le site d’Olympie (oui, oui, là où la flamme est allumée). Là encore, nous faisons le choix d’une petite route de montagne et nous apprécions les tout petits villages traversés, avec quasiment aucun autre véhicule sur la route. C’est suffisamment vrai pour découvrir un ou deux Grecs parquant leur voiture pour ainsi dire au milieu de la route… A force de conduire dans différents pays, nous trouvons des portraits-type des conducteurs… et les Grecs sont pas parmis les meilleurs… il y a déjà une très grande disparité dans le parc automobile, entre des véhicules très récents (souvent des 4×4) et des antiquités style Renault 4L allant à la vitesse d’un escargot, sans parler de certains camions ou tracteurs dont on a vu des plus frais au Maroc ou au Sénégal… Et les chauffeurs grecs ont une fâcheuse tendance à rouler au plein milieu de la route (et lorsque la route fait 4 m de large c’est pas terrible), en prenant les virages sur l’extérieur et souvent aussi en roulant à très faible allure. Bref, faut s’y faire. En dehors de ça, vu qu’aujourd’hui on était presque seuls sur la route, c’était top. Une très belle route, un pic-nic à l’ombre d’une oliveraie et l’arrivée à Olympie en milieu d’après-midi pour un camping une nouvelle fois presque vide, et son petit rituel : café froid et piscine.

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