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Mercredi 10 août – Lofoten – 3e île

Petit déjeuner au soleil puis démarrage pour une petite journée de route (moins de 60 km). Une jolie piste au sud et une petite ballade sur les rochers, puis une petite route au bord d’un fjord tout calme idéal pour faire du kayak… sauf que les accès au bord du plan d’eau sont impossibles… On reprend une petite route au nord et tombons sur un petit camping tout vide et avec un grand espace au bord d’une jolie plage. Pic-nic puis activités diverses : kayak, douches, course à pied, rando sur un sommet voisin, très raide mais finalement pas très haut (env. 350 m). Superbes vues de là-haut !

Mardi 9 août – Lofoten – 2e île

Réveil dans la tempête (pluie et vent) et premier petit déj chacun dans sa cellule. Ensuite on prend la route sous la pluie (très jolis paysages) jusqu’à Leknes où nous faisons une descente dans un magasin de sport. Certain aime les vêtements Norrona… Visite d’un petit village de pêcheurs très authentique, puis visite d’un village-musée superbe. Informations et films sur la pêche à la morue et la production d’huile de foie de morue. On part ensuite en randonnée, particulièrement humide après la pluie du matin… attention les pieds mouillés et boueux !

Le soir, on se trouve un bivouac particulièrement venté et froid… pour une fois on va se coucher tôt !!

Lundi 8 août – Lofoten – 1er île

On débute par un arrêt supermarché à Svolvaer, avec un petit passage en magasin de sport. Ensuite, nous visitons le petit village plutôt touristique de Hennigsvaer, mais joli et sympa. Ensuite, nous trouvons un bivouac, à nouveau face à la mer, avec plein de rochers sympas pour boire des bières au soleil couchant (et je vous rappelle qu’il met 6 heures à se coucher ici…). Un peu frisquet, mais nous voyons depuis notre bivouac une équipe de marsouins sauter pendant une heure juste devant nos rochers. Sublime !

Dimanche 7 août – Polar park

Réveil sur notre île que nous quittons après avoir visité encore 2-3 fjords. L’objectif du jour est le Polar Park, un zoo où les principaux animaux nordiques sont dans de très grands enclos. Presque aucun visiteur mais des têtes à têtes avec des loups, des ours et une famille d’élan absolument incroyable ! Les enfants étaient réjouis, mais nous aussi, ça faisait tellement de kilomètres qu’on voyait des panneaux « attention aux élans » sans en avoir encore jamais vu. C’est vraiment très grand. Femelle et petits sont plutôt moches, mais l’élan est superbe avec ses bois.

Pour le soir, pour une fois, on repère un bivouac possible sur la carte… et du premier coup ça s’avère le coup de cœur des bivouacs ! Seuls, au bord de l’eau, avec passage de cargos réguliers devant nous, un feu, du bois, pas de vent ni de froideur, une superbe soirée !

Samedi 6 août – Ile de Senja

En cours de route, on fait un petit crochet de 2 jours sur Senja, une île ressemblant aux Lofoten mais bien moins touristique selon les guides. Effectivement, on se fait fjord sur fjord, perdus au bout du monde, avec de petites maisons rouges et de jolis petits ports de pêche. D’immenses pics et montagnes bordent ces fjords (bon, d’une altitude de 500 m), une très belle lumière et même une plage de sable près de laquelle nous bivouaquons ce soir au bord de l’eau. Météo ? Pas de pluie, du vent, 13 degrés au meilleur de la journée, un bivouac avec multicouche et goretex, mais bonne humeur et apéro assuré !

Vendredi 5 août – Routes et fjords

Aujourd’hui, c’est routes et fjords… et c’est peu dire… Tu vois un fjord sur la carte et ta première réaction est de te réjouir, ça va être super beau. La seconde réaction commence au 30e kilomètre… tu as fais que le quart du fjord et de ses multiples anses et tu es toujours pas au bout… Un exemple ? Prochain bled à 16 km à vol d’oiseau. Tu le rentres dans le GPS… résultat, 46 km de route et plus d’une heure de trajet… A ce train là, on a tout de même pas mal avancé aujourd’hui.

Le soir, il faut trouver un bivouac. Jusque là, c’était pas compliqué, on trouvait facile car on était dans des coins inhabités… Là, ça se complique… il nous faut 90 minutes pour trouver une piste qui n’aboutisse ni dans une ferme, ni dans un chemin fermé par une barrière ou avec un panneau interdit… On monte, on monte dans la forêt sur une piste particulièrement défoncée, qui nécessite parfois de passer les [vitesses] courtes et de bloquer le différentiel (ok, vous y comprenez rien, disons que ce mode permet d’utiliser de très petits rapports de vitesse et d’éviter que les roues ne glissent dans la boue). Et finalement, au milieu de nulle part, à 3 km de la maison la plus proche, on trouve un replat où bivouaquer. On s’installe peinard, on prend l’apéro et le repas et on continue la soirée autour du feu avec un petit verre d’Aquavit (l’eau de vie locale). Et là… bruit de moteur… et voilà un gars, la soixantaine, qui débarque furibard sur son quad… Les premiers mots qu’il nous dit sont : « Vous vous comporteriez comme ça en Suisse ?! ». En fait, nous sommes sur une propriété privée (sympa la surface de la propriété…) mais surtout… en plein champ de tir de l’armée norvégienne !! On essaye rapidement de dire qu’on n’a pas vu ou compris le panneau en bas le chemin (on l’a vu en repartant, promis… c’est pas clair pour quelqu’un qui ne lit pas couramment le norvégien…). Mais le propriétaire nous dit qu’on va pas pouvoir repartir ce soir vu qu’on boit de l’alcool (la limite pour conduire étant de 0.2 pour mille)… cool, on va pouvoir rester pour la nuit. On invite alors notre hôte (dans tous les sens du terme) à boire une petite bière, qu’il refuse dans un premier temps pour finalement se laisser tenter. Chouette moment à discuter de sa sœur qui habite près de Zurich depuis 45 ans, de son ancien métier de… militaire, de ses moutons, de sa passion pour la chasse à l’élan (qui se monnaye au kilo… ce qui est particulièrement coûteux quand une bête pèse 300 kg…), de l’hiver dans le nord de la Norvège, etc.

Jeudi 4 août – Gravures

Ce matin, y a pas le choix : il faut redescendre au sud ! Nous reprenons la route jusqu’à Alta en traversant des hauts plateaux, avec une météo comme souvent très rapidement changeante : averse, soleil, nuageux. Pour l’instant, nous sommes plutôt chanceux.

A Alta, nous profitons de manger pour une fois au restaurant. Burger au renne ! Miam ! Ensuite nous visitons le plus important site de gravures rupestres d’Europe du Nord, incroyable, des gravures datant de 2000 à 9000 ans ! Des rennes, des élans, des ours, des hommes, des femmes, des scènes de chasse, des bateaux, des poissons, des oiseaux, tout simplement superbe, au bord d’un fjord.

Et ce soir, pour une fois, ce sera camping… Et oui, une douche hebdomadaire vous semblera peut être luxueux… pas nous ! Nettoyage de fond en comble pour chacun et « bivouac » au bord d’une rivière à saumons, super tranquille.

Mercredi 3 août – Le Nord !!!

Départ en fin de matinée pour la Norvège située à quelques kilomètres seulement. Etonnamment, à peine la frontière franchie le paysage change du tout au tout. Après plusieurs jours de forêt, de forêt et de forêt, nous voilà dans un paysage varié, avec des collines, des grandes étendues, des montagnes et des fjords. Nous pique-niquons en bord de mer, sur la grève d’un fjord. Ensuite, on reprend la route pour le nord du continent. Tout le monde connaît le Cap Nord, en réalité une île reliée par un tunnel au continent. Endroit très couru et très coûteux… (30 € par personne)… Histoire d’aller vraiment au point le plus au nord du continent européen (71 degrés nord), nous allons pour notre part à Hovesund (je vous épargne les o barrés que je n’ai apparemment pas sur mon clavier…), au bout d’une route de 90 kilomètres avec très très peu de trafic. Au bout du monde, nous retrouvons un petit village de pêcheurs, un champ d’éolienne… et plus que la mer et des îles. Nous sommes « en haut » l’Europe. Nous en profitons pour notre bivouac le plus septentrional de tous les temps et même pour Eric le bain le plus septentrional… et le plus court ! dans une eau en dessous des 10 degrés.

Mardi 2 août – pistes au nord de la Finlande

Aujourd’hui, nous ferons près de 300 km de pistes… de manière générale des pistes roulantes (on peut rouler jusqu’à 90 km/h), mais avec des arrêts brusques impromptus pour cause d’abrutis de rennes au milieu de la piste… et c’est pas de nous voir que ça les ferais sortir de la route, non, non, généralement ils restent au milieu de la piste un bon moment. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on était au milieu de nulle part, pas une route goudronnée à se mettre sous la dent.

Cet après-midi, pause sur une route goudronnée où nous visitons un mini zoo et un élevage de huskies. Intéressant, notamment la Kommi (petite maison où l’hiver brûle un feu au beau milieu et où l’on peut se reposer après avoir fait une sortie de chiens de traineaux).

Ensuite, encore 100 km de pistes et pas mal de temps pour trouver un bivouac potable à la frontière norvégienne. Nous dormons à 7 km de la douane, dernière nuit finlandaise, fraîche… la température est descendue à 10 degrés.

Lundi 1er août – Fête nationale

On n’est pas encore au nord… on décide donc de sauter quelques pistes en montant 150 km sur la route. Puis on reprend les pistes, de très belles pistes aujourd’hui, après une nuit de pluie. Deux tronçons en particulier de plusieurs kilomètres, moins roulants et qui demande un peu plus d’attention. Aujourd’hui c’est aussi la journée de découverte des rennes, des petits, des femelles, des mâles, des tous blancs, des tous noirs, superbes, avec des colliers (ils vivent dans la nature mais appartiennent à des éleveurs) et des bois recouverts de velours.

A noter qu’aujourd’hui, nous avons passé le cercle polaire arctique, 66 degrés 33 nord… une ligne imaginaire passée sur un croisement de piste ;-)

Le soir, bivouac aménagé à nouveau, avec toilettes sèches, seuls au bord d’une rivière. Et comme c’est le premier août, ce sera fondue !